Les relations Homme-Nature

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« Toute vie est échange, assimilation, fécondation par l’autre » Robert Hainard


Dans les civilisations occidentales dès l’antiquité, les conceptions de la nature ont largement déterminé les rapports techniques, éthiques et esthétiques des hommes à leur environnement naturel (Larrère C. et Larrère R. – Du bon usage de la nature – Pour une philosophie de l’environnement, 1997, Paris, Flammarion).

L’urgence écologique et la préservation de la biodiversité sont très présentes, la pollution atmosphérique qui accroît l’exposition aux maladies, les monocultures intensives épuisent les sols, le désert croît.

L’humanité a désormais acquis une telle domination sur la nature et la technologie qu’elle va envahir toute la surface de la terre jusqu’à la suppression de toute la biodiversité à l’exception des animaux et plantes que nous aurons conservés pour les exploitations agricoles, nos jardins botaniques, nos conservatoires et nos zoos. Face à ce contexte, décrire la nature se résumerait à décrire la mémoire humaine.

L’écologie systémique (les frères Odum, 1953) fut bâtie sur la focalisation de l’étude des mécanismes d’autorégulation des écosystèmes et elle considérait l’homme comme un facteur puissant qui menace par ses activités les équilibres naturels.

Depuis, de nombreuses théories ont enrichi cette conception

  • La pensée moderne n’a cessé d’affirmer que l’homme est extérieur à la nature.
  • La relation Homme-Nature résume que l’homme (individu ou collectif socialisé) et la nature n’est qu’un objet écologique voire patrimonial.
  • Le dualisme qui s’est imposé en occident du 17ème jusqu’au 19ème siècle considère que les êtres humains se distinguent des êtres naturels car ils ont une capacité à raisonner dont tous les autres vivants sont dépourvus.
  • Pour le droit et l’économie, la nature est analysée comme extérieur à l’activité humaine et surtout comme une simple valeur instrumentale au service de la société (valeur utilitariste).

Heureusement, de nouveaux apports viennent contester cette relation dominatrice de l’homme sur la nature.

  • L’apparition de l’écologie fondée sur l’étude des mécanismes d’autorégulation des écosystèmes considère l’homme comme un facteur puissant de variation menaçant, par ses activités, les équilibres naturels. L’homme était extérieur à une nature qu’il pouvait impacter.
  • La nature nous apparaît comme une vaste coexistence conflictuelle, entre deux dynamiques où l’ordre passe par le chaos pour s’ordonner autrement.
  • La loi de la dépendance réciproque entre les êtres vivants ainsi qu’entre les êtres vivants et leur milieu est une loi universelle.
  • L’exploitation trop intensive et destructrice de l’environnement a été un facteur déterminant de la disparition d’anciennes exploitations.
  • Pour la convention de Rio, la valeur de la diversité biologique comprend les dimensions environnementale, génétique, sociale, économique, scientifique, éducative, culturelle, récréative et esthétique.
  • La nature enfin est décrite comme un ensemble de relations dans lequel les hommes sont inclus, un enchevêtrement de processus.
  • La nouvelle conception repose sur le fait que les hommes font partie de la nature et ils sont actifs car l’objectif est d’agir de telle sorte qu’elle préserve ses capacités d’adaptation et son potentiel productif d’où la notion de gestion de la diversité biologique (Blandin 2009). Il convient donc d’étudier la pluralité des relations que les hommes dans leur diversité biologique, sociale et culturelle entretiennent avec la grande diversité des vivants non humains, des écosystèmes et des paysages. Mais un individu n’aura de relations intenses positives ou négatives (peurs) qu’avec des éléments de la nature appelés zones de contact ou prises écologiques d’après le sociologue Wintz.
  • L’apparition du besoin de nature pour se construire psychologiquement, physiquement et culturellement afin d’atteindre le bien être, concept très éloigné de nos aires urbaines minéralisées.
  • Le travail sur les « individus – écosystèmes » ont permis d’identifier, dans un territoire donné, les possibilités de coexistence d’une diversité d’usages et de représentations de la nature et de faire émerger la notion économique de biens publics mondiaux et de patrimoine commun.
  • Les agrosystèmes sont une coproduction entre les hommes et les natures sauf pour les exploitations hors-sol. Les plantes n’ont-elles pas inventé autant voire plus de produits toxiques que les chimistes.

Le contexte français face à cette philosophie de l’environnement insiste sur une relation à la nature faible tant sur le plan de l’action publique à part l’incantatoire, qu’à une faible réceptibilité de l’opinion publique et une foi pendant longtemps inébranlable dans le progrès notamment technologique.

« L’homme doit seulement découvrir qu’il est solidaire de tout le reste » Théodore Monod.


Les approches sont cloisonnées soit en terme d’aménagement du territoire, d’approche scientifique de préservation et patrimoniale. La propriété privée est très ancrée depuis la Révolution et Napoléon et les biens communs sont ignorés car il rappelle l’usage sous les seigneurs.

Nous souffrons par ailleurs de l’absence de tradition vis-à-vis de la culture de compromis et de se coaliser pour faire front. Notre espace s’est transformé de plus en plus en continuum métropolitain avec une perception du déclin de la ruralité, ce qui est accrue avec les mutations économiques, sociales et technologiques, source d’angoisse.

Elle intègre une pensée naturaliste et conservationniste et parfois aux forts accents régionalistes. La nature est envisagée comme un accès universel même pour les plus modestes en intégrant une sensibilité esthétique et paysagère.

Depuis les années 1960, les changements intervenant sur les relations Homme/Nature reposent sur 4 facteurs :

  • L’apparition du déclin de la ruralité avec l’exode massif dans les aires urbaines et l’indispensable protection de la biodiversité au départ dans les zones délaissées puis sur l’ensemble du territoire face à une mutation très rapide de l’agriculture.
  • La violence des mutations économiques et technologiques qui est source d’angoisse de peurs.
  • La baisse du temps de travail et l’accroissement des congés payés induisent un développement des loisirs, du tourisme dans le monde rural.
  • 40 % de notre économie mondiale dépend du bon fonctionnement de nos écosystèmes d’après le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). L’emballement par le progrès technique a eu pour conséquence une certaine irréversibilité des effets.

La vision française du rapport Homme/Nature cherche à se forger une doctrine naturaliste et conservationniste mais aussi avec un apport humaniste, éducatif et culturel. Cette vision est marquée par une sensibilité esthétique et paysagère issue des périodes romantiques et impressionnistes.

Il reste le dilemme sauvage/monde civilisé et notre difficulté à accepter l’ours, le loup dans notre nature.

Nos écosystèmes subissent de nombreuses dégradations, détériorations voire de disparitions du fait de la pression anthropique des hommes et des changements du biotope notamment du climat.

Le continuum de biodiversité entre zones rurales et aires urbaines est très récent avec les démarches de trame verte et bleue. La nature est considérée et associée à la perspective d’un mode de vie de l’habiter idéal et surtout les réformes institutionnelles ne restructurent que peu les continuités écologiques, et la prise en compte de la nature.

Le plus grave sont nos modes de fonctionnement de l’immédiateté, de mobilité permanente, de marchandisation croissante des ressources naturelles, comment intégrer les valeurs fondamentales Homme/Nature ?

L’humanité a démontré qu’elle était capable de perturber le climat et qu’elle est devenue une force géophysique.

Nous pouvons constater que nous sommes entourés de milieux hybrides qui sont des productions conjointes des activités humaines et des processus naturels. Une nouvelle conception du respect de la nature s’est fait jour qui consiste à préserver ses capacité d’adaptation et son potentiel d’évolution, ce qui revient à piloter la diversité biologique dans la pluralité des relations et liens que les hommes entretiennent avec la diversité des êtres vivants non humains, des milieux et des paysages.

Quelle politique mener en pensant l’homme dans son écosystème ?

« Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes avec la même façon de penser que celle qui les a engendrés » Einstein C’est la pluralité des échelles d’intervention, le local, le terroir, le paysage, la région, le continent, la planète qui définit les formes d’action, les innovations avec la notion de prise de risques. L’écologie doit reconnaître comme son avenir possible l’accroissement sans limite des êtres à prendre en compte. L’écologie des paysages intègre dans sa pensée les relations dans l’espace et de l’hétérogénéité des territoires avec des interactions locales, régionales voire continentales.

La comparaison entre le taux d’extinction contemporain et le taux d’extinction aux temps géologiques montre une accélération du processus de 1000 fois celui du taux d’extinction naturel des vertébrés.

De plus, les théories de la biologie se fondent sur la contingence de l’évolution c'est-à-dire d’accepter les limites, la réversibilité voire l’autolimitation. Par contre, les sciences de l’écologie développent des approches qui associent la restauration, le maintien ou le développement des processus écosystémiques en terme de biodiversité, de résilience et la productivité des écosystèmes.

Nous devons inventer un autre rapport à la nature, c'est-à-dire notre propre humanité.

La relation individus-écosystèmes, en cherchant à identifier dans un territoire donné, les possibilités de coexistence d’une diversité d’usages mais aussi de représentation est certainement la première étape pour aboutir à la notion de patrimoine commun.

La difficulté est d’intégrer en plus du dilemme protection / destruction de la nature, le dérèglement planétaire et l’instabilité permanente issue de cette problématique qui est renforcée par les conflits issus de la mondialisation non équitable. Il faut donc identifier dans nos territoires et ses écosystèmes les divers usages, représentations et organiser le dialogue voire la gouvernance.

L’organisation collective autour d’un projet partagé est incontournable afin de rendre vivant l’ensemble de l’espace rural et périurbain et favoriser l’appropriation collective des ressources locales. De plus, à l’heure de l’immédiateté informatique et de la marchandisation des biens communs et des ressources naturelles, il est nécessaire d’avoir une vision de partage et d’accessibilité y compris vis-à-vis de la biodiversité.

L’accent doit être mis sur l’importance des acteurs à s’organiser pour agir ensemble, individus, usagers, société, nature. Nous devons faire émerger une ambition commune et de nouvelles modalités de prise en charge du vivant grâce à des modalités d’échange entre les acteurs afin de co-construire les projets en dépassant les résistances.

La voie pédagogique est indispensable pour changer nos vies en terme de sobriété mais surtout en terme de qualité de vie, de plus de santé et d’une certaine poésie de la vie afin de combattre le mal être, la multiplication des problèmes de santé. Cette pédagogie doit permettre de relier les connaissances trop morcelées et disjointes afin de traiter les problèmes globaux de notre temps comme le réchauffement climatique en réduisant les inégalités et préservant l’environnement. La garantie de la protection et de l’accès équitable de chacun aux biens communs (air, eau biodiversité, ressources alimentaires et énergétiques) est incontournable pour préserver et permettre le renouvellement des richesses de la nature et culturelles humaines.

Mais laissons la place à l’apprentissage personnel car personne ne peut faire à la place de l’autre.

Les 5 défis à relever

  • 1er défi : Arrêter la socialisation des dégâts sociaux-environnementaux et la privatisation des revenus y compris permis par la biodiversité.
  • 2ème défi : Passer de l’homme destiné à manipuler et asservir la nature à une vision d’une nature vivante en respectant les fonctionnalités et les régulations. Les priorités « éviter voire réduire » les impacts négatifs vis à vis de la nature. Rendre harmonieux les relations entre aménageurs, agriculteurs, décideurs politique, habitants dans une approche où la nature est préservée et valorisée.
  • 3ème défi : C’est l’impérative nécessité positive de changer nos comportements et nos modes de vie dans une approche écosystémique avec pour objectif plus de diversités écologiques, plus d’interactions, plus de beauté naturelle.

C’est un long apprentissage avec la volonté d’avoir des projets partagés et besoin d’une réforme cognitive car l’homme fait partie de la nature et en a besoin tout économiquement, cognitivement, mentalement… Apparaît le syndrome de manque de nature dans nos sociétés.

  • 4ème défi : Réformer nos vies car les liens les plus précieux, la compréhension pluridisciplinaire, transdisciplinaire, la connaissance est infinie si elle est débarrasser de l’arrogance et de la cupidité des êtres humaines. L’éducation et la formation doivent intégrer les richesses apportées par la nature.
  • 5ème défi : Comprendre comment les écosystèmes fonctionnent et déterminer les limites de ces fonctionnements sont donc des enjeux très importants pour notre planète.

Essai de conclusion pour les Parcs naturels régionaux

Faut-il donner des droits à la nature ?

« Devenir la conscience de la terre, l’homme digne de sa mission assume pour cela même une part de responsabilité dans l’harmonie et la beauté de la nature environnante » Elisée Reclus.

Que les questions écologiques ont une dimension éthique et ne posent pas seulement des problèmes techniques semble une idée qui s’est incrustée depuis le sommet de Rio 1992. La première question qui nous est posée c’est celle de la maîtrise des techniques, des technologies, de certains produits (exemple OGM) et une éthique de la transition car il existe des expériences et des acquis pour arriver à un mode de vie soutenable.

Nos préoccupations concernent les générations futures, nos responsabilités avec le principe de précaution et une répartition plus équitable des ressources. L’importance accordée au processus est primordial car le but ou les résultats attendus figent la diversité et la créativité nécessaires dans cette démarche.

  • 1er idée : Mettre fin à la délinquance écologique afin de reconquérir la qualité de l’eau, les zones humides, les espaces naturels. La nature nous enseigne que les organismes vivants ont des capacités d’adaptation en termes d’économie d’eau, d’énergie et une optimisation de l’utilisation des ressources.
  • 2ème idée : Dans la nature, la vie ne respecte pas toutes les vies, elle se nourrit des vies d’où l’idée d’interdépendance. Nous avons un intérêt direct à préserver la valeur intrinsèque des écosystèmes fonctionnels, tout comme celle des êtres vivants qui s’y trouvent. Toute protection d’espèces est contextuelle car il faut protéger un espace et de plus un ensemble complexe d’écosystème lié les uns aux autres avec des relations circulaires. L’anticipation est nécessaire avec les menaces du dérèglement climatique en prévoyant les perturbations futures mais aussi de résilience en cherchant à limiter les effets non prévisibles.
  • 3ème idée : Face à la finitude des ressources dans la biosphère et à l’interdépendance des cycles biologiques et des écosystèmes naturels, il y a nécessité d’un arbitrage collectif, participatif qui puisse anticiper entre les aspects économiques, sociaux et environnementaux tout en travaillant sur l’acceptation sociale. L’adaptation basée sur les services écosystémiques vise une meilleure gestion des écosystèmes afin qu’ils contribuent à réduire notre vulnérabilité face aux changements globaux dont climatiques.
  • 4ème idée : Faire appel à l’inventivité collective qui est source de mobilisation, d’appropriation, de prise en charge et d’apport de solutions locales dans un entrelac de relations et dans une approche altruiste voire en imitant la nature. « La seule décision éthique à prendre est de devenir responsable de notre propre existence et de celle de nos enfants » – Bill Mollison – Les citoyens doivent pouvoir s’exprimer et pas seulement les experts.
  • 5ème idée :La nature est source de bien être vis-à-vis de la santé physique et mentale, d’attractivité territoriale d’où la nécessité qu’elle soit présente partout dans les approches urbanistiques. La présence d’arbres dans l’espace public a permis de conclure à partir d’une étude à Toronto que c’était un puissant effet bénéfique sur la santé. Au Royaume-Uni, une équipe de chercheurs a démontré que les personnes vivant dans un environnement jugé beau sont en meilleure santé.

Un changement de paradigme

Nous devons changer de paradigme en conservant de manière intégrée les services écologiques apportés par la biodiversité de la nature grâce à une société plus conviviale en tenant compte de la négociation des usages. Hans Jonas insistait dès 1979 que le succès de nos entreprises s’accompagnait d’effets secondaires, pervers non voulus dont l’ampleur cumulative tant dans la durée et de leur répartition sur l’ensemble de la planète mettait en danger l’ensemble des processus vitaux de notre vie sur la terre. De plus, il n’y a pas de planète de rechange.

Le changement de paradigme doit intégrer les processus de coévolution homme/nature afin de conserver la biodiversité (génétique, spécifique (espèces) et écosystémique) mais aussi les processus écologiques avec la dynamique des organismes. La nature apporte des services écologiques en terme de ressources naturelles, de services comme la pollinisation et aussi de ressource émotionnelle cognitive, esthétique voire spirituelle source de bonne santé et de bien être.

La catastrophe est possible mais encore de nombreux terriens ne la croient pas certaine et peu d’actions permettent d’agir en conséquence. Hans Jonas appelait de ces vœux l’heuristique de la peur car nous devons anticiper notre avenir et assumer des ruptures brutales avec des réponses immédiates afin d’’éviter la disparition de l’homme sur notre planète.

Cette solidarité écologique noue la solidarité de destin entre les humains et la nature ne nous oblige-t-elle pas de sortir de la marchandisation du vivant pour passer un contrat de symbiose avec la nature ?

L’anticipation nécessite de prendre en compte le long terme alors que nos comportements et nos institutions exigent des réponses de court terme, comment dans ces conditions assurer notre responsabilité intergénérationnelle incluse dans le concept de développement soutenable c'est-à-dire vivable, viable et équitable.

Les Parcs naturels régionaux doivent sortir de cette procrastination car « à force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, on oublie l’urgence de l’essentiel » écrivait Passet en 2012 dans son ouvrage : « le Monde n’a plus de temps à perdre ». Notre slogan une autre vie s’invente ici, et je rajouterais maintenant ce couplage homme/nature doit s’inscrire dans une vision dynamique des êtres humains, c'est-à-dire en voyant chaque femme ou homme comme un être relationnel, dont son épanouissement et sa liberté se construisent dans l’échange et dans l’expérience de vivre ensemble.

Bibliographie Homme-Nature

  • Bertrand François, Bonnefond Mathieu, Debray Adèle, 2011. Les politiques environnementales à l’épreuve de l’intercommunalité, vers de nouveaux territoires d’action ? Urbanet
  • Blandin Patrick., 2009. – De la protection de la nature au pilotage de la biodiversité. Editions Quæ, Versailles.
  • Bredif Hervé, Christin Didier, 2009. La construction du commun dans la prise en charge des problèmes environnementaux. Vertigo – la revue en sciences de l’environnement.
  • Chevassus-au-Louis Bernard, Approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes : contribution à la décision publique. Rapport et documents. Centre d’Analyse stratégique.
  • Christian Didier, 2011. Gérer la nature et l’environnement : l’Etat, le marché et la communauté. Les Cahiers de la recherche – Sol et civilisation.
  • Descola Philippe., 2011. L’écologie des autres. L’anthropologie et la question de la Nature. Versailles, Quae.
  • Frioux Stéphane et Lemire Vincent, 2012. Pour une histoire de l’environnement au XXème siècle, Revue d’histoire, 2012/1 n° 113.
  • FRB (fondation pour la Recherche de la Biodiversité), 2013. « Les valeurs de la biodiversité – un état des lieux de la recherche française », 50 pages.
  • Gadrey Jean ; Lalucq Aurore, 2015. Faut-il donner un prix à la nature. Les Petits Matins, 122 pages.
  • Hainard Robert, 1943. Et la Nature ? Réflexions d’un peintre. Hesse, 1994.
  • Hans Jonas, le principe de la responsabilité, éd. 1979.
  • Larrère Catherine, Larrère Raphaël, 2015. Penser et agir avec la nature, une enquête philosophique, éditions de la découverte, 365 pages.
  • Lascoumes Pierre, 2012. Action publique et environnement, que sais-je. Paris, Presses Universitaires.
  • Latour Bruno. 1999. Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, Paris, La Découverte.
  • Lavorel Sandra, Locatelli Bruno et Levrel Harold, les services écosystémiques, quelles solutions face au changement climatique, ed. CNRS Editions, 2015.
  • Manifeste pour une nouvelle alliance, éd. Ligue Roc et Descartes et Compagnie.
  • Mathevet Raphaël, 2012. La solidarité écologique, ce lien qui nous oblige. Actes sud, 195 pages.
  • Mongenot Catherine et Mormont Marc, 2009. Entre guerres et paix : autour de la prolifération animale. Ethnologie française, 1, 35-43 pages.
  • Parcs n°71, octobre 2014 « pourquoi chiffrer les services rendus par les écosystèmes ? », 3 pages.
  • Terrason François, 1994. La civilisation anti-nature, conscience de la terre, éditions du Rocher.
  • Schmid Lucile et Alü, 2015. La résistance française à l’écologie. L’écologie peut-elle transformer positivement le modèle français. Notes de la Fabrique Ecologique.
  • Maurice Wintz, 2009. La nature quotidienne entre exploitation et contemplation. In Humanité et biodiversité.
  • Ouvrage collectif, 2002. La nature n’est plus ce qu’elle était. Cosmopolitiques de l’Aube, 190 pages.


Annexe : Définitions

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/plan_nature_ville_durable2_cle114816.pdf

Biodiversité ou diversité biologique : « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes » (définition tirée de la Convention pour la biodiversité adoptée lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992).

Nature : l’air, l’eau, les sols, les êtres vivants dont les bactéries, la faune, la flore, les milieux naturels et semi-naturels, agricoles et forestiers, squares, jardins.

Fonctions écologiques : processus biologiques de fonctionnement et de maintien des écosystèmes. Elles assurent la capacité des écosystèmes à faire face à des perturbations et à se maintenir dans un état favorable à la production des services. Treize fonctions écologiques associées aux services de régulation et de support ont été recensées en France (et correspondent à dix huit services) : échanges gazeux, autoépuration de l’eau, piégeage de particules, transports solides, résistance de la végétation aux perturbations, rétention de l’eau dans les sols et les sédiments, écoulements d’eau, effet albédo/réflexion, approvisionnement des sols et des sédiments en matière organique, décomposition de la matière organique du sol, recyclage des éléments nutritifs, formation de la structure des sols et processus de sédimentation, interactions biotiques : prédation parasitisme- compétition, habitat / biotope.

La santé selon l'OMS : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.

Services écosystémiques (services rendus par les écosystèmes) : il s’agit des bénéfices retirés par l’homme de processus biologiques. Ils désignent donc l’utilisation humaine des processus naturels à travers la fourniture de biens matériels, la valorisation de modes de régulation écologique, l’utilisation des écosystèmes de support à des activités non-productrices de biens matériels (activité artistique, éducation…). Ils se rapportent uniquement à des impacts positifs des écosystèmes sur le bien-être humain à travers la fourniture de biens et services.